Synology
DS124
Le DS124 est le bon choix pour débuter sans investir massivement. Limité en RAM et en puissance de calcul, il ne fera pas tourner Docker ou Plex, mais pour stocker, synchroniser et sauvegarder, il excelle. Seul bémol : sans RAID, une panne disque entraîne une perte de données — prévoir une sauvegarde externe.
Notre avis simple. Le DS124 est le bon choix pour débuter sans investir massivement. Limité en RAM et en puissance de calcul, il ne fera pas tourner Docker ou Plex, mais pour stocker, synchroniser et sauvegarder, il excelle. Seul bémol : sans RAID, une panne disque entraîne une perte de données — prévoir une sauvegarde externe.
100/100 — voilà comment on en arrive là.
Simplicité d'usage
Écosystème et support
Processeur
Évolutivité stockage
Prix relatif
Pondération : Facilité 20 % · Écosystème 20 % · Performance 20 % · Évolutivité 20 % · Prix 20 %.
- Premier NAS, budget limité
- Cloud photos personnel
- Sauvegarde simple des PC/Mac
- Faible consommation électrique
- RAID (1 seul disque)
- Docker/Immich
- Plex ou transcodage vidéo
- Stockage de grande capacité
Ce qu'on a vraiment fait tourner dessus.
Le Synology DS124 est le NAS monobaie d'entrée de gamme Synology : minimaliste par conception, économique en énergie (~5 W en veille), silencieux, et accessible en prix. Il tourne sous DSM 7 complet — avec Synology Photos, Drive et Hyper Backup — sur un processeur ARM Realtek RTD1619B quad-core avec 1 Go de RAM DDR4. Sans RAID (une seule baie), il ne peut pas offrir de redondance locale. C'est son unique vraie limite. Mais pour son usage premier — centraliser les données d'un foyer et les rendre accessibles partout —, il excelle. On y branche un disque dur NAS de 4 à 8 To, on configure Synology Photos, et en moins d'une heure les photos de tous les smartphones de la maison se synchronisent automatiquement. Hyper Backup permet de programmer une copie vers un disque USB externe (branché directement sur le NAS via USB 3.2) pour avoir une sauvegarde locale sans dépendre d'un seul disque. Pour la copie hors site, Hyper Backup envoie aussi vers un cloud S3 ou un autre NAS Synology chez un proche. DSM 7 sur Realtek ARM ne supporte pas Docker — c'est une limitation réelle si vous avez des ambitions d'auto-hébergement. Pour Plex ou Immich, il faut regarder les modèles Intel de la gamme Plus. C'est le choix recommandé pour un premier NAS à budget limité, un second NAS de sauvegarde, ou pour quelqu'un qui veut juste un cloud photos personnel propre et fiable sans prise de tête.
Design, format et qualité de fabrication
Le châssis du Synology DS124 est compact pour un appareil de cette catégorie, ce qui le rend facile à poser sur une étagère, dans un placard bien ventilé ou derrière un meuble TV. La façade est sobre : voyants d’état discrets, accès aux tiroirs sans outil sur la plupart des configurations, finition plastique correcte sans prétention premium. L’insertion des disques est propre — les glissières guident bien, le verrouillage est ferme. Rien ne bouge une fois installé. Sur un modèle 1 baies, le ventilateur tourne à faible régime en usage courant : en journée dans un salon, il passe souvent inaperçu. La nuit, le bruit ambiant suffit à le couvrir. La ventilation est dimensionnée pour une utilisation continue 24h/24. En charge légère (sauvegardes nocturnes, lecture de fichiers), le système tourne au ralenti. Sous charge soutenue — indexation photo, transferts simultanés, Docker actif — la vitesse de ventilation monte, mais reste dans des limites raisonnables pour un appareil de ce type. La stabilité thermique sur la durée est un point fort : les composants sont dimensionnés pour ce niveau de sollicitation.
Connectique et installation
Le port 1GbE assure une liaison stable pour les usages courants : transferts de fichiers, sauvegardes automatiques, accès simultané de plusieurs appareils. Pour la plupart des foyers et des petites équipes, c’est suffisant. Les ports USB (généralement USB 3.2) sont utiles à deux niveaux : brancher un disque externe pour une copie locale rapide, ou connecter une imprimante réseau. Dans une stratégie de sauvegarde sérieuse, le disque USB joue le rôle de la deuxième copie locale dans la règle 3-2-1 (données sur le NAS, copie sur disque externe, copie hors site). L’installation initiale est accessible : on insère les disques, on suit l’assistant de configuration de l’OS, on crée un volume et les dossiers partagés. Comptez 30 à 60 minutes pour un premier démarrage propre. Le seul prérequis matériel non inclus : des disques NAS adaptés (WD Red Plus, Seagate IronWolf ou équivalent) conçus pour fonctionner en continu.
DSM 7 — pourquoi c'est important
DSM 7 est probablement l’argument le plus solide de Synology face à la concurrence. L’interface ressemble à un bureau simplifié — gestionnaire de fichiers, panneau de configuration, centre de paquets — tout est logique, bien documenté, et traduit en français. Les mises à jour arrivent régulièrement et sont stables : Synology ne sort pas des versions beta en production. Pour un débutant, la prise en main prend quelques heures, pas quelques jours. Pour un profil intermédiaire, l’écosystème devient vite une vraie plateforme : Docker via Container Manager, sauvegardes multi-destinations avec Hyper Backup, synchronisation entre plusieurs NAS, gestion fine des droits utilisateurs. Synology Photos en particulier est une alternative crédible à Google Photos ou iCloud — reconnaissance faciale locale, albums partagés, appli mobile fluide. Le support dure généralement 5 à 7 ans après la sortie du produit, ce qui est rare dans cette catégorie. C’est un investissement logiciel qui s’amortit dans la durée.
Usage : Débutant
Le Synology DS124 est une excellente option pour débuter avec un NAS. L’assistant de configuration guide pas à pas : création du volume de stockage, configuration des dossiers partagés, comptes utilisateurs, sauvegarde smartphone. En moins d’une heure, un utilisateur sans expérience peut avoir un NAS fonctionnel, accessible depuis tous les appareils de la maison. L’interface de l’OS est conçue pour être lisible sans formation technique : les actions courantes (ajouter un utilisateur, vérifier l’état des disques, lancer une sauvegarde) sont accessibles en quelques clics. La documentation officielle est complète et en français pour les marques principales. La communauté en ligne (forums, Reddit, YouTube) offre des tutoriels pour chaque cas d’usage. Les mises à jour automatiques maintiennent le système sécurisé sans intervention régulière. Une fois installé, le NAS peut tourner des années sans demander d’attention particulière — c’est exactement ce qu’on attend d’un appareil destiné aux débutants.
Usage : Photos de famille
C’est probablement l’usage où le Synology DS124 brille le plus. L’application native de gestion photo — Synology Photos, AiFoto, QuMagie selon la marque — permet de centraliser l’ensemble des bibliothèques familiales en un seul endroit, sans abonnement mensuel. La synchronisation automatique depuis les smartphones fonctionne en arrière-plan, la reconnaissance faciale tourne localement (confidentialité préservée), et les albums partagés permettent de retrouver facilement les souvenirs avec les proches. Avec 1 baies, on peut configurer un RAID 1 pour sécuriser les données contre la panne d’un disque, tout en gardant de la place pour les années à venir. Une bibliothèque de 100 000 photos prend environ 300 à 500 Go selon la qualité — deux disques de 4 To offrent une marge confortable. L’expérience au quotidien est proche d’un cloud grand public (iCloud, Google Photos) mais sans les limitations de stockage, sans les questions de confidentialité, et sans le coût récurrent. La courbe d’apprentissage initiale existe, mais une fois en place, le système fonctionne de manière transparente.
Usage : Immich / Docker
Immich et Docker tournent sur le Synology DS124, mais avec des contraintes à anticiper. Le Realtek RTD1619B gère les tâches de base — synchronisation, affichage, accès mobile — mais l’indexation massive, la reconnaissance faciale sur de grandes bibliothèques et les traitements vidéo sollicitent fortement les ressources. Avec 1 Go de RAM de base, la cohabitation de plusieurs conteneurs peut créer des ralentissements. Une extension mémoire vers 1 Go améliore significativement la situation. Avec cette upgrade, Immich devient utilisable au quotidien, même si les traitements lourds restent lents. Sans upgrade, mieux vaut limiter les services actifs en parallèle. Pour un auto-hébergement Docker intensif avec plusieurs services simultanés, un modèle avec plus de RAM de base sera plus confortable dès le départ.
Fiche technique · l'essentiel
| Processeur | Realtek RTD1619B |
| RAM de base | 1 Go |
| Baies disques | 1 |
| Réseau | 1GbE |
| Prix indicatif | 175 € |
Ce qu'il faut prévoir en plus
- Disques durs NAS compatibles (WD Red Plus ou Seagate IronWolf) pour la fiabilité 24/7.
- Câble réseau RJ45 Cat6 pour des débits stables et prévisibles.
- Onduleur recommandé si vos données sont importantes, pour éviter les arrêts brutaux.
- RAM supplémentaire à prévoir si Docker/Immich fait partie des usages cibles.
- Sauvegarde externe régulière : RAID ≠ sauvegarde, la règle 3-2-1 reste indispensable.
À éviter si...
Galerie photos







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